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Notes d’application

Mesure des écoulements transitoires

Base théorique de l’estimation de la fréquence Doppler

Les amplitudes des échos réfléchis par les particules présentes dans le fluide en écoulement sont de nature quelque peu aléatoire, en raison de la distribution aléatoire des particules dans le milieu fluide. Ainsi, les signaux Doppler peuvent être considérés comme des processus aléatoires et caractérisés par différents moments statistiques.

Afin de pouvoir déterminer la probabilité d’occurrence de ce processus, il est nécessaire de disposer d’un grand nombre de réalisations effectives du processus. En pratique, il est difficile d’obtenir des mesures du même processus dans exactement les mêmes conditions à plusieurs instants différents. Par conséquent, une moyenne temporelle est préférable à une moyenne d’ensemble.

La moyenne temporelle et la moyenne d’ensemble ne sont identiques que si le processus est stationnaire et si le temps d’analyse est très long (tendant vers l’infini). En considérant le processus Doppler comme stationnaire, la fréquence moyenne peut être exprimée comme le premier moment normalisé, où S(f) représente la densité spectrale ou densité de probabilité du signal Doppler.

Équation du premier moment de la densité spectrale Doppler
Équation de la fréquence Doppler moyenne

L’algorithme de calcul de la fréquence Doppler repose sur le fait que la transformée de Fourier inverse de la densité de probabilité d’un processus stationnaire est égale à la fonction d’autocorrélation.

La fréquence Doppler moyenne peut être exprimée en fonction des dérivées temporelles de la fonction d’autocorrélation à l’origine.

Les écoulements transitoires se caractérisent par des variations de vitesse en fonction du temps. La propriété non stationnaire des écoulements transitoires implique qu’un biais sera introduit dans les dérivées temporelles de la fonction d’autocorrélation. Le calcul de l’autocorrélation ne peut être réalisé que sur un intervalle de temps fini et seuls des échantillons du signal analytique sont disponibles (espacés dans le temps selon la PRF).

Comment mesurer les écoulements transitoires

Afin de réduire le biais induit par la non-stationnarité des écoulements transitoires, le nombre d’émissions utilisées pour calculer la fréquence Doppler moyenne doit être réduit. Malheureusement, la réduction du nombre d’émissions diminue la qualité de l’estimation de la fonction d’autocorrélation. Un compromis doit donc être trouvé entre le nombre d’émissions utilisées et la qualité de l’estimation de la fréquence Doppler moyenne.

Un faible nombre d’émissions par profil augmente la variance de la fréquence Doppler moyenne mesurée. Cette variance peut être réduite en utilisant un filtre de moyenne glissante.